Pendant longtemps, j'ai travaillé pour des entreprises qui n'y connaissaient vraiment rien en terme de management. Dans ces sociétés antédiluviennes, la direction nous demandait de nous dépasser mais octroyait très peu en retour. Et, comme vous pouvez l'imaginer, se donner à 100 % pendant des semaines pour avoir droit au final à un panier garni, ça peut être passablement blessant, voire démotivant. La firme pour laquelle je travaille actuellement a heureusement davantage de lucidité et sait comment entretenir la motivation de ses employés. Lorsque la direction propose un challenge commercial, la prime est à la hauteur de l'effort. Si le bâton est toujours présent (bien que rarement utilisé), la carotte, elle, est bien plus volumineuse. Et ça, ça change vraiment tout. Du coup, c'est avec le sourire que je découvre les nouveaux challenges et me donne à fond pour les remporter. Rien que l'année dernière, j'ai gagné (entre autres choses) un iPhone, un sac de haute couture... Il y a quelques semaines, j'ai même remporté le pactole : un voyage organisé de 4 jours en Jordanie. Si, au départ, je n'étais pas très enthousiaste à l'idée d'y aller (j'appréhendais que les activités prévues sur place soient navrantes ; vous savez, le genre d'activité qui semble avoir été faite par un moniteur BAFA qui n'aurait pas compris qu'il s'adressait à des adultes), le résultat s'est avéré à la hauteur de mes espérances, et même au-delà. Car ma direction a, là aussi, fait preuve d'intelligence : elle a fait appel à une agence spécialisée qui a tout organisé, et nous a concocté un voyage réellement authentique sur les traces des bédouins et de la Bible. Si le programme était au final assez chargé, le plaisir était vraiment là : il ne s'agissait pas d'un séjour classique (le colon venant se divertir chez les indigènes), mais d'un voyage authentique où nous avons découvert la culture locale et également beaucoup échangé avec les habitants. Ma société a fait d'une pierre deux coups, sur ce coup-là : elle a non seulement fait plaisir à ses forces de vente avec un bonus, mais a surtout contribué à resserrer les liens entre chaque employé présent. Le comptable ne sera plus jamais à mes yeux un petit homme à quatre épingles, mais un fier aventurier (quoique bedonnant) traversant le désert à dos de chameau ! Depuis ce voyage, je me dis que je ne suis pas prêt de changer d'enseigne. A une période, j'ai changé d'entreprise à un rythme effarant. Aujourd'hui, je ne regarde même plus ailleurs. Pourquoi changer quand on est heureux ? Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de ce challenge commercial.
Arno - Page 21
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Challenge récompensé, employé heureux
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Les grandes firmes du lobbying, des acteurs clés encore absents du registre
Plus d’une centaine d’entreprises ont été identifiées par l’Alter-EU comme ayant des activités de représentations et ayant accès aux membres du Parlement européen. Cette liste inclue des firmes comme ABN-Amro Bank, Adidas, BBVA Group, Apple Inc., Belfius (formerly Dexia), Heineken, Porsche, Rio Tinto plc, Disney, Shanks Group, SAP, Time Warner, Nissan, Northrop Grumman mais aussi beaucoup d’autres. Lors de leurs rapports précédents, la coalition avait noté l’absence de 120 entreprises pourtant importante, depuis la campagne pour la transparence, seulement 15 des 120 entreprises identifiées se sont enregistrées. Le reste demeure invisible pour les citoyens. Parmi l’une des plus récemment enregistrées, la société de biotechnologie Monsanto qui a rejoint le registre en 2012. Cette société s’était déjà enregistrée lors de la mise en place de l’instrument mais s’est par la suite désengagée C’est un exemple criant de la faille du système actuel basé sur le volontariat des entreprises cela montre à quel point il est encore irréaliste aujourd’hui d’obtenir un panorama fiable des entreprises ayant l’accès auprès des membres du parlement européen. En 2009 déjà, six mois après la mise en place du registre, l’Alter-EU avait souligné le fait que très peu d’agence de lobbying avaient souhaité figurer sur le registre. « 26 agences de conseil en lobbying se sont enregistrées, dont 18 ont des bureaux à Bruxelles. Beaucoup de grandes agences de lobbying à Bruxelles manquent toujours dans le registre, y compris APCO, Clan Public Affairs, DLA Piper, Eamonn Bates Europe Public Affairs, Edelman, Fleishman-Hillard, Grayling stratégie politique, Kellen Europe, Ogilvy, Pleon et Weber Shandwick. Le répertoire européen des affaires publiques liste 165 agences de conseil en lobbying à Bruxelles. Seules 11 d’entre elles ont rejoint le registre, plaçant le taux de conformité pour cette catégorie stratégique à moins de 10%. ». Cela avait été particulièrement criant de la part de la SEAP (Society of European Affairs Professionals) et EPACA (European Public Affaires Consultancies’Association), les groupes de pression de l’industrie des affaires publiques à Bruxelles. Ces deux acteurs défendent les intérêts des consultants en lobbying commercial. Lors des consultations pour la mise en place du registre, ces deux entités étaient de ferventes opposantes à l’Initiative européenne pour la transparence. Réfutant constamment la nécessité d’une réglementation, défendant fermement l’auto-régulation et un registre volontaire et les premières absentes du registre volontaire en question. La SEAP a pour membres des personnes individuelles qui travaillent pour 166 entreprises et organisations. Après sept mois de mise en place du registre volontaire, sur ces 166 entreprises et organisations, seulement 26 - 15% - ont rejoint le registre. Sur les 34 entreprises membres de EPACA, neuf sont dans le registre : environ 25% des membres. En 2013, cette situation n’a pas tellement évoluée puisque sur les 24 membres de l’EPCA, six n’ont pas encore été enregistrés, Action-Europe - Cabinet de Conseil en Lobbying et Affaires Publiques, DLA Global Government Relations, EACON, Eurofacts OY, Le Public Système and Sovereign Strategy. De plus il reste encore environ 55 groupes de pression de l’industrie des affaires publiquesqui sont bien actifs à Bruxelles qui ne figurent toujours pas sur la liste : Eacon Group, EUTOP International, Ketchum, PACT European Affairs, PDC EU Affairs, Sovereign Strategy and European Communications.
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Un futur Maverick ?
Lundi dernier, 13 heures. Jérôme, mon pilote et instructeur pour l'heure qui va suivre, me conduit au Cessna 150 qui trône devant le hangar de l’aéroport. Je suis à Aix les Milles. Le temps est superbe mais je suis un peu stressé. Dans quelques instants, je vais effectuer mon premier vol en tant que pilote. Le cadeau inattendu de ma femme à Noël. Nous faisons le tour de l'appareil pour vérifier son bon état, puis embarquons à bord. A l’intérieur, le cockpit m'a l’air assez incompréhensible. Mais le pilote me rassure : je n'aurai pas à me servir de tout ça. Quelques minutes plus tard, après nous être installés et avoir procédé à la checklist pré-roulage, nous prenons contact avec la tour de contrôle et cette dernière nous donne l'autorisation de rouler. Nous rejoignons la piste pour nous placer à son extrémité. C'est le moment d'y aller. C'est Jérôme qui s'occupera du décollage, mais je prendrai les rênes juste après. Je conserve mes mains sur le manche pour suivre la manoeuvre. Le pilote met les gaz puis tire légèrement sur le manche et c'est parti : l’avion laisse bientôt derrière lui le plancher des vaches. Le moment du décollage est de loin le plus marquant, la proximité du sol permettant de profiter de la vitesse. Nous prenons bientôt de l’altitude et la sensation de vitesse finit par disparaître. Le pilote me rend les commandes. C'est à moi de jouer. Je suis stupéfait de découvrir avec quelle facilité l'avion se pilote. Les commandes sont ultra simples à prendre en main. Nous culminons à 600 m d'altitude, ce qui devrait permettre de profiter de la vue, d'autant que le temps est au beau fixe. Mais je suis trop concentré sur le pilotage, et notamment le fait de conserver notre assiette, pour prêter attention à la vue. Soudain, mon co-pilote me prévient que le moment est venu de prendre le chemin du retour. J'étais si concentré que je n'ai pas vu le temps passer. Vingt minutes, c'est décidément très court ! Petit moment de stress à la descente, lorsque le paysage se rapproche et que la sensation de vitesse est à nouveau présente. L'appareil descend un peu trop vite à mon goût. Mais quelques secondes plus tard, le petit Cessna 150 a retrouvé sa place sur le parking. Mission réussie. Cette expérience surprenante m'a beaucoup plu et j'envisage même de passer ma licence de pilote dans un avenir proche. Le pilote m'a signalé qu'on peut l'obtenir avant même de pouvoir passer le permis voiture. Et emmener ma petite femme en promenade en altitude ne serait pas pour me déplaire. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de cette expérience de baptême de l'air à Rennes.