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Arno - Page 2

  • Le TGV, une décennie difficile

    Les TGV transportent près de 110 millions de voyageurs par an pour les seules liaisons domestiques, et près de 30 millions de voyageurs à l’international, pour un chiffre d’affaires total de 6,6 milliards d’euros, dont 85% pour le marché domestique. L’ouverture de quatre lignes nouvelles à grande vitesse en 2016 et 2017 a ajouté 700 km au réseau actuel et a permis des gains de temps importants pour les voyageurs. Il est prévu qu’elles attirent 4,7 millions de voyageurs supplémentaires en 2020, et près de 7 millions à l’horizon 2025. De même l’ouverture de nouvelles routes européennes devrait contribuer au développement des trafics. Depuis 2008 le modèle économique du TGV s’est dégradé : - Les trafics ont peu progressé, en raison d’un contexte économique défavorable, d’une concurrence intermodale de plus en plus forte (compagnies aériennes low cost, covoiturage, autocars), et enfin de l’impact des attentats de 2015 et 2016 en France ; - Les redevances d’infrastructures ont augmenté de 50%, passant d’1,2 milliard d’euros en 2008 à 1,8 milliard d’euros en 2016 ; elles représentent 40% des charges opérationnelles ; - Le parc de matériel roulant, compte tenu de la stagnation des trafics, est devenu surdimensionné, et pèse lourdement sur les charges de capital. Pour faire face à cette conjoncture difficile, SNCF Mobilités a fait évoluer le modèle économique du TGV, en maîtrisant ses charges opérationnelles et en développant des offres à bas prix (IDTGV, Ouigo). Néanmoins, ses marges de manœuvre sont limitées par les injonctions souvent contradictoires de l’Etat : - D’un côté, celui-ci régule les tarifs, crée de nouvelles charges (augmentation de la TVA de 5 à 10% entre 2011 et 2014, financement des Trains d’Equilibre du Territoire par la CST et la TREF), et pèse sur les achats de matériel roulant ; - De l’autre, il fixe à SNCF Mobilités des objectifs de rentabilité élevés au regard de la pratique d’autres grandes entreprises de transports ou du secteur industriel (avec une rémunération du capital de 8,5% après impôts). Ces contradictions conduisent SNCF Mobilités à considérer l’activité TGV comme non rentable, et donc à déprécier ses actifs : 700 millions d’euros en 2011, 1,4 milliard d’euros en 2013 et enfin 2,2 milliards d’euros en 2015.

  • Une discussion très savoureuse

    C'est une période bien étrange que la nôtre. Il y a peu, je suis allé à Andorre pour un incentive. J'ai pas mal discuté géopolitique avec d'autres participants, et ça nous a fait un choc, de voir combien de pays sont à l'heure actuelle présidés par des personnalités troubles, voire franchement délirantes. En premier lieu, il y a bien sûr Trump, qui a d'ores et déjà sa place au Panthéon des comiques. Dernièrement, il s'est encore distingué par le mot qu'il a laissé dans le livre d'or du mémorial de l'Holocauste Yad Vashem : il y décrit le plaisir qu'il a à être là avec tous ses amis. Même un enfant aurait fait preuve d'un plus grand sens de l'Histoire ! Après, il y a bien évidemment un certain dictateur nord-coréen, qui a fait exécuté son oncle et ancien mentor, Jang Song-Thaek (entre autres crimes !). Et pour finir en beauté : le président philippin, qui applique la peine de mort aux toxicos, et ce même sans qu'il soit besoin d'un jugement. Ces trois individus sont dangereux, mais parfois, j'avoue qu'ils savent être divertissants. Par exemple, quand le président américain a dépeint le leader nord-coréen comme un « fou avec des armes nucléaires ». Et Trump aurait dit cela à Rodrigo Duterte, le président philippin ! Il aurait même osé complimenter ce dernier pour sa lutte anti-drogue, celle-là même qu'il a mise en place il y a un an et qui très largement contestée. Pour vous donner une idée de quoi il retourne, Duterte aurait avoué son admiration pour Hitler, dont la solution finale lui semblait particulièrement adaptée pour lutter contre le fléau de la toxicomanie... Il y aurait déjà eu plus de 7000 morts dans le pays dans cette lutte acharnée ! Au cours de cette même discussion, Trump aurait précisé à quel point il avait plus de bombes nucléaires que Kim Jong-Un. En bref, c'était le message d'un milliardaire inconscient à un forcené, diffamant un paranoïaque agressif et inconscient. C'est le comble du comble, non ? Quoi qu'il en soit, cet incentive m'a fait passer un très bon moment : les animations étaient très bien trouvées. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de cette expérience incentive à Andorre.

  • Loi de Finances 2018 : quand l’État économise sur ses politiques sociales

    Le projet de loi de Finances 2018 se caractérise par des diminutions de crédits très importantes sur les politiques sociales. Des choix budgétaires qui risquent de créer davantage de pauvreté. Dès sa prise de fonction, le gouvernement a expliqué la nécessité de réduire le déficit public et de réformer la société pour faire émerger un nouveau monde. Si ces orientations peuvent générer des annonces positives, telles que le lancement d’une stratégie « Logement d’abord » pour favoriser l’accès direct au logement des personnes à la rue et la nomination d’un délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, Olivier Noblecourt, en charge d’une future stratégie de lutte contre la pauvreté, le budget 2018 est en réalité très inquiétant. Le nombre de contrats aidés devrait ainsi fondre, passant de 469 000 en 2016 à 200 000 en 2018. Aucune alternative autre que la formation n’étant proposée, des dizaines de milliers de personnes en précarité sociale vont ainsi perdre l’une des rares chances d’accéder à l’emploi dans un contexte de chômage toujours massif. Un grand nombre de petites associations risque aussi l’arrêt de leurs activités, faute de financements publics suffisants. Les crédits de la politique de la ville ou de l’accompagnement des personnes en situation de prostitution sont également en baisse, parfois dans des proportions considérables. Acteurs essentiels des politiques de logement, les bailleurs sociaux sont aussi remis en cause via leur organisation budgétaire interne, avec une prise en charge de la baisse des aides au logement, et voient leur modèle économique percuté, avec des incidences fortes sur l’état des logements sociaux et la capacité des ménages modestes à y accéder. Les personnes les plus démunies voient leurs allocations réduites : les aides au logement ont déjà baissé de 5 euros par mois depuis début octobre, et la prestation d’accueil du jeune enfant est revue à la baisse (jusqu’à 15 euros par mois). Cette liste non exhaustive traduit la croyance dans la capacité d’une relance économique, stimulée par les classes supérieures, à améliorer la situation des plus pauvres. Elle reflète la volonté du gouvernement de réformer avant de financer, quitte à sacrifier des actions mises en œuvre depuis des années. Prête à faire évoluer les politiques de lutte contre la pauvreté, la Fédération refuse toutefois que le « nouveau monde » oublie une partie toujours plus importante de la population. Elle poursuit sa mobilisation pour des politiques volontaristes de réduction rapide et durable de la pauvreté et participera à l’élaboration de la Stratégie de lutte contre la pauvreté.